Euro21
Projet Euro21
Projet Euro21

EURO 21 : Une voie pour nos territoires

Au niveau local

Un poids démographique contrasté au niveau local

Sur les cinq départements que compte la zone d’étude, le poids démographique en 2006 (1 502 595 habitants) est très contrasté. En effet, la population varie du simple au double entre le Gers, département le moins peuplé, et la Haute-Vienne avec ses 370 000 habitants.

Ainsi, au sein des 188 cantons étudiés :

  • 82 ont moins de 5 000 habitants,
  • 68 ont entre 5 000 et 10 000 habitants,
  • 31 ont entre 10 000 et 20 000 habitants
  • et seulement 7 comptent plus de 20 000 habitants.

C’est donc dans le Gers, puis dans les Hautes-Pyrénées que le pourcentage de cantons le moins peuplés (moins de 5 000 habitants) est le plus élevé.

Mais une densité démographique moyenne très faible

La densité moyenne de population est très faible (49 hab./km2), largement inférieure à la moyenne française (113 hab./km2 – données 2006). A quelques exceptions près, les densités les plus faibles se rencontrent au niveau des Hautes-Pyrénées et du Gers.

Quant aux densités les plus fortes, elles se situent bien évidemment au niveau des zones urbaines. Les deux cartes suivantes qui localisent les zones les plus peuplées mettent ainsi en évidence le poids démographique des préfectures départementales (Limoges, Tarbes, Agen, Périgueux) ainsi que des principales villes existant le long des axes de communication, notamment aux abords de la RN21 (Bergerac, Villeneuve sur Lot, Lourdes...).

Bien que représentant une des principales unités urbaines de la zone d’étude, Auch se distingue des autres préfectures de département par sa petite taille.

Une évolution démographique inégale mais globalement favorable sur la période 1999-2006 à l’instar de la croissance française

Au niveau de la zone d’étude et sur la période 1999-2006, l’évolution moyenne de la population est de + 0,6 % par an alors qu’elle était stable sur la période 1990-1999. De plus, entre les deux derniers recensements, tous les départements enregistrent une croissance démographique contrairement à l’évolution des années 1990 où les Hautes-Pyrénées et le Gers étaient en décroissance et que la Haute-Vienne et le Lot-et-Garonne voyaient leur population stagner (cf. tableau ci-après).

Ainsi, la croissance démographique, qui concernait 88 cantons entre 1990 et 1999, concerne désormais 160 cantons sur la période récente, soit près de deux fois plus.

La plus forte augmentation de population se situe autour des grandes agglomérations de la zone d’étude telles que Limoges, Périgueux, Auch et Tarbes. Ce phénomène est commun à tout l’espace urbain du Grand Sud- Ouest. Le rythme de croissance est sensiblement plus élevé dans les couronnes périurbaines, suivies par les communes multi-polarisées. La croissance des pôles urbains est plus faible en raison d’un apport migratoire extérieur plus modéré que celui de l’espace périurbain.

A l’Est du Gers, l’importante croissance démographique fait référence à la proximité de l’agglomération toulousaine et de sa forte attractivité.

Les zones rurales du Gers et des Hautes-Pyrénées ainsi que le Nord de la Dordogne (moins touristique que le Périgord Noir) témoignent quant à eux d’une croissance relativement modeste de la population.

Il est à noter cependant que cette tendance favorable contrecarre une évolution négative ancrée déjà depuis plusieurs années au sein de certaines communes très rurales. Ce sont plus particulièrement les couronnes des pôles ruraux qui ont gagné des habitants (phénomène de rurbanisation). Les flux migratoires sont les seuls responsables de cet accroissement puisque le déficit naturel perdure.

Une population vieillissante notamment dans les cantons les plus ruraux

Si en 2006 la zone d’étude compte 21,1 % de plus de 20 ans, c’est autour des agglomérations que leur nombre est le plus important, compte tenu de l’attractivité de celle-ci. Ainsi, les cantons à proximité de Limoges, Agen ainsi que Toulouse, sont ceux qui possèdent un indice de jeunesse supérieur à 25 %. A contrario, les cantons les plus ruraux ont une population vieillissante où la part des plus de 60 ans peut être supérieure à 35 % (moyenne française : 21,4 %). Il s’agit pour l’essentiel des cantons, situés à l’écart des pôles d’emploi où l’évolution démographique récente est négative.

Une population particulière à prendre en compte dans les décomptes de population

Sur les cinq départements étudiés, il existe une population qui n’est pas recensée par l’INSEE car il s’agit de résidents étrangers non permanents vivant en général dans le parc des résidences secondaires très développé sur certaines zones desservies par la RN21. Ils sont une source d’enrichissement pour l’économie locale ; l’amélioration de l’accessibilité des territoires concernés constitue un moyen de fidéliser ces habitants.

D’après une enquête bibliographique (données recueillies notamment auprès du Comité Régional du Tourisme d’Aquitaine), on peut estimer cette population à environ :

  • 22 900 personnes en Dordogne,
  • 19 100 dans les Hautes-Pyrénées,
  • 7 100 en Haute-Vienne,
  • 6 100 dans le Gers
  • 5 600 dans le Lot-et-Garonne, s’ajoutant au nombre d’habitants décomptés par l’lNSEE en 2006 (404 050 en Dordogne, 227 730 dans les Hautes-Pyrénées, 367 160 en Haute- Vienne, 181 370 dans le Gers et 322 280 dans le Lot-et-Garonne).