Euro21
Projet Euro21
Projet Euro21

EURO 21 : Une voie pour nos territoires

Au niveau local

Un taux de chômage moyen qui diminue à l’instar de l’évolution française, avec cependant des cantons en situation critique

A l’instar de la croissance démographique, la population active des cinq départements étudiés a augmenté entre 1999 et 2006. Dans le même temps, le taux de chômage moyen de la zone d’étude a également diminué et se situe en 2006 en dessous de celui de la France métropolitaine qui est de 11,1 %. Seuls les départements de la Dordogne et du Lot-et-Garonne ont un taux de chômage égal ou supérieur à la moyenne nationale.

La majorité des cantons de la zone d’étude enregistrent une amélioration de leur taux de chômage depuis 1999 ; celui-ci étant le plus faible autour des agglomérations limougeaude, auscitaine et tarbaise. Les territoires situés à l’Est de la Dordogne ainsi qu’au Nord-Est du Lot-et-Garonne connaissent quant à eux un taux de chômage relativement important et qui ne s’est pas amélioré entre les deux derniers recensements pour certains cantons.

Quantification de l’emploi : concentration au niveau des principales unités urbaines ; emploi non salarié non négligeable en milieu rural

Les cartes suivantes illustrent la localisation des emplois au lieu de travail selon le statut professionnel. Dans un souci de visualisation du volume des emplois par canton, deux cartes ont été réalisées avec plus ou moins de 1000 emplois.

Les cantons accueillant le plus d’emplois correspondent à ceux situés à proximité des zones urbaines. Ainsi, 18 cantons comptent plus de 5 000 emplois dont un tiers appartient à la Dordogne qui correspond au département offrant le plus d’emplois. A contrario, sur le département du Gers, seul le canton de la ville d’Auch comptabilise plus de 5 000 emplois.

L’emploi salarié est largement majoritaire dans les cantons de plus de 1 000 emplois alors que dans les cantons offrant moins d’activité, il représente en moyenne un tiers de l’emploi total. Cette situation s’explique par le fait que ces cantons appartiennent aux zones rurales où le nombre d’agriculteurs, de commerçants et d’artisans à leur compte est majoritaire.

Evolution de l’emploi : une croissance enregistrée entre 1999 et 2006 mais avec un taux plus modeste qu’au niveau national

Les cinq départements étudiés présentent une augmentation du nombre d’emplois au lieu de travail entre 1999 et 2006. Toutefois, cette évolution (+ 9,1 %) est inférieure à la moyenne de la France métropolitaine (+ 10,9 %), sauf pour le Lot-et-Garonne. La zone d’étude a ainsi gagné de l’ordre de 48 850 emplois en 7 ans.

Au sein de la zone d’étude 38 cantons sur les 188 étudiés, soit 20 %, accusent une évolution négative de leur nombre d’emplois. Il s’agit pour l’essentiel de cantons ruraux. En effet, toutes les agglomérations à l’exception de Lourdes ont vu leurs emplois augmenter.

La taille et la localisation des établissements employeurs : des établissements de petite taille avec quelques grandes entreprises implantées en bordure des grandes villes

L’analyse de la localisation des grands établissements du secteur privé au sein de la zone d’étude indique que ceux-ci se situent majoritairement dans les cantons proches des grandes villes, soit le long de la RN21. En effet,18 cantons possèdent un ou deux établissements de plus de 400 salariés et le canton de Limoges en compte quant à lui sept :

  • Haute-Vienne : Rochechouart, Saint-Yrieix-la-Perche, Limoges- Panazol, Saint-Junien et Limoges ;
  • Dordogne : La Force, Lalinde, Saint-Aulaye, Terrasson-Lavilledieu, Périgueux ;
  • Lot-et-Garonne : Fumel, Agen Ouest, Marmande, Agen ;
  • Hautes-Pyrénées : Maubourguet, Ossun, Séméac, Bordères-surl’Echez, Tarbes

Le Gers avec moins de 5 000 établissements privés conforte son caractère rural. Le département de la Dordogne compte le plus d’établissements ce qui est en accord avec le fait qu’il offre le plus d’emplois. Toutefois, c’est la Haute-Vienne qui enregistre le plus de grands établissements avec notamment 11 entreprises de 400 salariés et plus.

Des bassins de vie orientés pour la plupart vers une économie résidentielle, s’appuyant sur une sphère agri-alimentaire, déjà ancienne

Au niveau de la zone d’étude, la répartition des emplois en fonction des différents secteurs d’activités permet de constater que le poids de l’agriculture et de la construction est plus important qu’en moyenne sur le territoire français. Des disparités existent néanmoins quant à la répartition des emplois selon le secteur d’activités. Celles-ci marquent une différence entre bassins de vie à dominante rurale et bassins de vie à dominante urbaine.

Au sein des premiers, les emplois relèvent à la fois d’une économie résidentielle (activités visant à satisfaire les besoins des populations locales), d’une économie agri-alimentaire (secteur primaire et IAA) et plus rarement d’une économie industrielle (tous les autres secteurs). Compte tenu du développement des activités touristiques sur ces territoires depuis quelques décennies et de l’évolution démographique plutôt positive ces dernières années, cette économie résidentielle se trouve renforcer.

Dans les seconds bassins, dont la proportion est faible sur le territoire d’étude, l’économie industrielle procure un nombre d’emplois non négligeable. Ils se trouvent ainsi plus exposés à des difficultés en temps de crise.

L’agriculture : Le socle de l’économie locale

Au sein du périmètre d’étude de la RN21, l’activité agricole est très présente et constitue le socle de l’activité économique de la plupart des cantons étudiés.

Du fait d’un espace géographique vaste et varié, ce secteur d’activités présente une très grande diversité : viticulture, élevage, céréales, sylviculture, arboriculture, maraîchage… Cette grande variété se retrouve également en termes d’organisation et de taille des exploitations.

Globalement, le travail est effectué par les chefs d’exploitation, aidés par les conjoints et autres actifs familiaux. Certaines exploitations,notamment dans le secteur des céréales, sont gérées par des structures plus professionnelles faisant appel à des salariés extérieurs permanents. Compte tenu de certaines cultures spécifiques, le recours à des salariés saisonniers est fréquent.

Cette activité représente un quart des emplois dans les cantons de moins de 1 000 emplois et ce, majoritairement dans le Gers et les Hautes- Pyrénées, départements ruraux. Mais compte tenu de la déprise agricole touchant presque l’ensemble du territoire français depuis les années 1970, les unités de travail annuel diminuent sur l’ensemble de la zone d’étude.

Au niveau des surfaces consacrées à l’agriculture, les caractéristiques géographiques et pédologiques du Gers et de la Haute-Vienne, suivis ensuite par le Lot-et-Garonne ont conduit les agriculteurs à exploiter une surface agricole plus importante que dans les autres départements.

En moyenne, la taille des exploitations est relativement réduite ; elle dépend selon les départements des spéculations dominantes.

Au niveau des spécificités de chacun des départements traversés par la RN21, on constate que :

  • La Haute-Vienne est l’un des tous premiers départements français dans le domaine de l’élevage : berceau de la race limousine, elle est également premier vendeur d’agneaux de boucherie.
  • La Dordogne se caractérise par l’imbrication de nombreuses filières agricoles, la plupart se distinguant au niveau de la production nationale : le vin essentiellement dans l’appellation Bergerac, la fraise, le tabac, la prune, la noix, la châtaigne, les veaux de boucherie, le foie gras d’oie et de canard, la truffe du Périgord.
  • Le Lot-et-Garonne, grâce à une situation climatique et pédologique exceptionnelle, cultive des produits frais en grande quantité (prunes à pruneaux, fraises, tomates…). Il développe également la céréaliculture (blé, maïs, tournesol…).
  • Le Gers est un département agricole se tournant de plus en plus vers la grande culture (céréales et oléa-protéagineux) ; le nombre de ses exploitations de polyculture, polyculture-élevage, maraîchage et élevages bovins laitiers diminue donc. En revanche, ses productions typiques (volailles grasses, vins) se maintiennent.
  • Le département des Hautes-Pyrénées est tourné essentiellement vers la culture du maïs et l’élevage. Il possède également quelques productions spécifiques comme l’oignon de Trébons, le haricot Tarbais et le porc noir de Bigorre.

Sur l’ensemble du territoire étudié, les agriculteurs développent l’agritourisme pour augmenter leurs revenus. Celle-ci prend diverses formes :

  • Vente directe de produits agricoles,
  • Transformation pour la vente de produits de la ferme,
  • Hébergement touristique et restauration.

Compte tenu du caractère touristique reconnu pour la plupart des bassins de vie irrigués par la RN21, l’agritourisme est appelé à se développer. L’amélioration de l’accessibilité des territoires concernés serait garante d’une zone de chalandise plus importante pour ces activités.

L’industrie, la construction et l’artisanat de production

Au sein des départements traversés par la RN21, l’activité secondaire se caractérise surtout par des activités traditionnelles, qui ont connu des difficultés. Certaines ont pu se maintenir, d’autres ont perdu un nombre important d’effectifs et quelques unes ont su se reconvertir.

En Haute-Vienne, ces activités (cuir, chaussures, porcelaine) qui ont apporté une notoriété mondiale à la région du Limousin, sont aujourd’hui fortement concurrencées par les pays émergents. Heureusement, la mécanique, l’agroalimentaire, les composants électriques et le papier carton constituent des secteurs porteurs tirés par quelques établissements leaders dans leur domaine. Parmi les entreprises phares du département, on peut citer :

  • Freudenberg Meillor SAS, Valéo, Renault Trucks dans les équipements automobiles et la mécanique ;
  • Madrange dans l’agroalimentaire ;
  • Legrand SA dans la construction de matériel électrique ;
  • International Paper dans la pâte à papier et la fabrication de papier de reprographie ;
  • Bernardaud, Haviland, Imerys Tableware France, Elmeceram, Cerix Thermic, Ferro Couleurs France SA, Allia dans la céramique ;
  • Weston dans la fabrication de chaussures.

Deux pôles de compétitivité ont été initiés autour des céramiques et des technologies micro-ondes, photoniques et réseaux sécurisés. La construction représente en outre dans ce département à forte tradition rurale, un poids relativement important.

En Dordogne, l’industrie n’est pas spécialisée et les nombreuses filières sont de petites tailles privilégiant la technicité. On rencontre ainsi de nombreuses structures artisanales.

Trois filières se détachent du lot :

  • le secteur de la construction qui représente dans le département une entreprise sur trois et un salarié sur cinq ;
  • la filière bois-papier : avec 397 000 hectares de forêt, la Dordogne est le quatrième département le plus boisé de France. Elle compte 4 000 emplois salariés dans ce secteur et 115 entreprises d’exploitation forestière. L’activité prépondérante est la fabrication de papier et de carton, qui emploie environ 1 700 salariés (dont la moitié pour les papeteries de Condat – Le Lardin) mais il existe également plusieurs centaines d’emplois dans le domaine de l’imprimerie ;
  • la filière agro-alimentaire qui est aujourd’hui le secteur industriel le plus dynamique du département. Avec 5 000 emplois, la Dordogne représente 20 % de l’emploi agro-alimentaire aquitain. A côté de ces activités, d’autres filières peuvent être citées :
  • L’habillement, qui malgré un déclin lié à la forte concurrence sudasiatique, compte également des salariés dans ce département ;
  • la chimie qui constitue également un secteur important ;
  • l’électronique ; le matériel médico-chirurgical…

Dans le Lot-et-Garonne, 1 200 emplois industriels ont disparu entre 1996 et 2006. Certaines branches d’activités ont ainsi connu de sévères réductions : transformation du tabac, sidérurgie, verre et chaussures. Mais malgré ces difficultés, le secteur industriel a su résister et le solde sur ces dix années se traduit par une perte nette inférieure à 1 %. Aujourd’hui, la conjoncture économique actuelle fragilise à nouveau ce tissu.

Une analyse menée par la CCI de Lot-et-Garonne sur ce secteur, souligne « la réalité et la diversité industrielle du département, mais également sa fragilité. Si les industries de main d’oeuvre y sont largement représentées, en revanche les industries de pointe à forte valeur ajoutée sont en retrait par rapport aux standards régionaux et nationaux ».

Plusieurs secteurs d’activités secondaires emploient un nombre de salariés important :

  • l’industrie agroalimentaire qui représente dans ce département un quart des exportations et affiche un chiffre d’affaires annuel de 700 millions d’euros. Cette activité est très dynamique, elle a bénéficié de l’effet Agropole (première technopole française spécialisée, dédiée aux industries et services agroalimentaires) ;
  • la pharmacie et la chimie, dont les effectifs sont pour l’essentiel regroupés au sein de deux entreprises : BMS / UPSA et Clariant, réparties sur plusieurs sites de production dans le département ; ces effectifs ont progressé de plus d’un quart entre 1996 et 2006 alors qu’en France ils progressent de + 4% ;
  • la construction dont les effectifs ont fortement augmenté entre 1996 et 2006 à l’instar de l’évolution nationale.
  • les équipements mécaniques très présents dans le département grâce au machinisme agricole et à la fabrication d’équipements pour les industries agro-alimentaires. Ses effectifs reculent légèrement au même rythme qu’en France ;
  • l’industrie des matériaux de construction, la métallurgie et la transformation du bois, activités déjà anciennes dans le département, qui ont connu des évolutions contradictoires. Les produits minéraux, malgré une diminution de leurs effectifs, demeurent une activité phare en Lot-et-Garonne, elle est principalement implantée dans le Confluent et la Vallée de la Lémance ;
  • la métallurgie est également un employeur important qui connaît une forte érosion de ses effectifs (- 26 % en 10 ans) ;
  • quant à l’industrie de transformation du bois, elle est 3 fois plus représentée qu’au niveau national, notamment portée par l’industrie de l’emballage.

Dans le Gers, trois secteurs industriels se démarquent également :

  • l’industrie agro-alimentaire qui représente 48 % des emplois industriels du département et dont les effectifs salariés ont augmenté au cours des décennies 1990 - 2000. Uniformément présente sur tout le territoire, elle concerne : – la filière « volaille et gras » : la Comtesse du Barry et les Ducs de Gascogne à Gimont, les Fleurons de Samatan, les Délices d’Auzan et Gastronome Condom… – la filière « viticole » ; – la filière « lait et produits frais » : Danone à Villecomtal, Prolainat à Blanquefort.

Elle compte plusieurs PME dynamiques comme Ethiquable à Lectoure, Ecocert à l’Isle-Jourdain, Nataïs à Bézéril ;

  • l’industrie des équipements mécaniques animée par un secteur aéronautique émergeant qui a vu également ses effectifs salariés augmenter au cours des décennies 1990 - 2000. Les principales entreprises sont Latécoère à Gimont, JCB Aéro et Ixair à Auch (sur la RN21), PMTL à Cologne, Cousso à Nogaro, Louit à Riscle, Equip Aero à L’Isle Jourdain. A Auch se structure un pôle aéronautique, sur la RN21, autour de l’aéroport de Lamothe.
  • le secteur des industries du bois et du papier qui voit ses effectifs salariés diminuer ses dernières années. Ce secteur compte de grandes unités (Jeldwen France Portes à Eauze), des PME dont la pérennité est déjà ancienne (Saint Loubert à Eauze, Gers SCI Pal à Seissan) et des entreprises plus récentes (Despiau à Gimont) ;
  • le secteur « équipements du foyer », « chimie-caoutchouc-plastique » et « édition-imprimerie-reproduction » dont les effectifs diminuent.

A côté de ces entreprises, l’artisanat gersois constitue un pan d’activités à part entière du département. La pérennité de ces établissements est forte puisque 35 % des entreprises artisanales ont plus de 10 ans d’ancienneté. Le bâtiment correspond au secteur le plus représenté.

Dans les Hautes-Pyrénées, le secteur industriel a connu une forte crise dans les années 80-90. Les effectifs salariés dans les industries des équipements mécaniques ont ainsi diminué de près de moitié en seize ans (1 660 salariés). Le secteur de la construction aéronautique et ferroviaire a lui aussi perdu la moitié de ses effectifs durant cette période.

Les politiques de reconversion industrielle et celles plus récentes visant la compétitivité des territoires, a permis d’enrayer en partie la chute de l’emploi.

Aujourd’hui, les secteurs marquants sont liés à

  • l’agroalimentaire : dont les effectifs ont progressé depuis 1990, représentant le premier secteur industriel départemental. Cette filière se structure autour d’industriels ou coopératives majeurs : Pau Euralis, GMD, Vivadour… et des labels de qualité pour le Jambon de Bayonne et le Haricot Tarbais consacrent ces productions. Ce secteur est concerné par le pôle « Agrimip Innovation », centré sur l’agro-alimentaire et plus particulièrement sur la thématique des agrochaînes au sein de la région Midi-Pyrénées ;
  • le secteur électrique, électronique de puissance : cette filière mise en place autour d’Alstom est intégrée au pôle de compétitivité Aérospace Valley. Une synergie Recherche – Formation – Industrie autour de l’Electronique de Puissance a permis le développement de la filière Génie Electrique, à partir de plusieurs axes de développement (laboratoire Pearl, salon DéciElec, …) ;
  • l’aéronautique qui fait également partie du pôle de compétitivité Aérospace Valley, se structure autour : – du centre de démantèlement d’avions (TARMAC), où il est prévu l’arrivée de 300 avions civils en fin de vie par an lors des 20 prochaines années (activités de stockage, de maintenance et de déconstruction) ; – du groupe EADS – SOCATA dont le siège social et le principal site industriel sont situés à Louey à proximité immédiate de l’aéroport de Tarbes-Lourdes Pyrénées (1 050 salariés fin 2006). Cette entreprise produit des avions légers et sous-traite aussi pour divers constructeurs tels qu’Airbus, ART, Eurocopter…
  • la céramique : cette activité est ancienne sur Tarbes et elle tient une place prépondérante dans le tissu industriel des Hautes-Pyrénées. La concentration d’industriels spécialisés dans les céramiques techniques fait de ce pôle le premier centre industriel français pour les céramiques techniques. Il est intégré au pôle de compétitivité Céramique.

Un secteur tertiaire dominé par la fonction publique

En ce qui concerne la répartition des emplois tertiaires, la fonction publique occupe une part très importante au sein des cinq départements étudiés. Elle est suivie ensuite par le commerce qui correspond en moyenne à 20 % de ces emplois, le service aux entreprises à 12 % (faible par rapport à la moyenne nationale) et le service aux particuliers à 11 %.

Les emplois de la fonction publique sont répartis assez équitablement dans les trois secteurs d’activités :

  • Fonction publique d’Etat : 34 % des emplois publics,
  • Fonction publique hospitalière : 26 % des emplois publics,
  • Fonction publique territoriale : 40 % des emplois publics.

Les cantons où la fonction publique est la plus représentée sont ceux correspondant aux grandes villes de la zone d’étude et le Gers est le département qui en compte le moins.

Compte tenu de l’évolution prévisible de l’emploi dans ce secteur (réduction à terme des effectifs par non-remplacement du personnel partant à la retraite et le besoin de limiter les dépenses publiques en effectuant des regroupements entre structures), les cinq départements traversés par la RN21 vont enregistrer une diminution du nombre d’emplois dans ce domaine, conduisant dans certains cantons à remettre en cause l’équilibre économique et social puisque parallèlement les autres secteurs d’activités ne présentent pas pour l’instant de dynamisme suffisant pour pallier ce manque d’emplois.

Le tourisme : une activité très lucrative dans certains départements du Grand Sud-Ouest

L’activité touristique participe au sein de certains départements du Grand Sud-Ouest à la richesse de l’économie locale, notamment au niveau des deux littoraux concernés et de la chaîne pyrénéenne.

En 2008, plus de 78 millions de nuitées dans les hôtels et campings étaient recensées, auxquelles s’ajoutent les autres hébergements touristiques possibles au sein des résidences secondaires, gîtes, villages vacances… Au total, on estime que la consommation touristique représente près de 20 milliards d’euros sur le Grand Sud-Ouest.

Au sein des cinq départements concernés par la RN21, les Hautes-Pyrénées et la Dordogne se distinguent en matière touristique mais l’évolution de la fréquentation touristique ne connaît pas d’essor important

La fréquentation touristique aux abords de la RN21 est variable d’un département à l’autre. Certains départements tirent un bénéfice de cette activité nettement plus important que d’autres. Il n’en reste pas moins que pour l’économie locale, cette activité permet de sauvegarder sur la plupart des cantons étudiés, une certaine activité, offrant parfois des revenus complémentaires à des foyers dont l’activité principale est tournée généralement vers l’agriculture.

Les Hautes-Pyrénées bénéficient fortement du tourisme religieux, Lourdes attirant de nombreux pèlerins du monde entier. Cette commune dispose d’ailleurs du deuxième parc hôtelier français après Paris.

La Dordogne, avec son riche patrimoine préhistorique et historique, détient la première place du palmarès des départements touristiques verts et culturels français.

Ailleurs, le tourisme est plus diffus.

Sur les dix dernières années, les chiffres de fréquentation des hébergements touristiques ou des sites touristiques payants fluctuent en fonction notamment des contraintes climatiques mais globalement la destination touristique des cinq départements étudiés n’a pas enregistré d’évolution notable, ce qui traduit des faiblesses dans l’organisation de la profession. Cette dernière souffre ainsi d’un certain essoufflement dans les prestations offertes à une clientèle touristique de plus en plus exigeante et volatile. Un rajeunissement des structures, une structuration de l’activité autour de professionnels travaillant en synergie et une meilleure accessibilité des territoires concernés constituent des pistes de travail pour développer cette activité. Dans le cadre des pôles d’excellence rurale, plusieurs projets sont initiés (cf. § ci-après) traduisant l’importance pour les départements traversés par la RN21, de dynamiser cette filière pour leur économie locale.