Euro21
Projet Euro21
Projet Euro21

EURO 21 : Une voie pour nos territoires

L’impact sur la répartition des trafics

Ces caractéristiques géographiques ont un impact très fort sur la répartition actuelle des échanges de personnes et de marchandises au niveau de la frontière franco-espagnole.

On constate ainsi qu’en situation actuelle les passages centraux captent seulement un tiers des flux routiers de voyageurs. Les passages littoraux captent donc les deux tiers de ces flux : 26 % à l’extrémité Est (Catalogne) et 40 % à l’extrémité Ouest (Pays Basque).

Ce déséquilibre entre les passages centraux et littoraux est encore plus accentué si l’on s’intéresse aux flux routiers de marchandises.

Le poids des passages centraux est actuellement marginal, puisqu’ils représentent seulement 4% des flux routiers de marchandises franchissant la frontière franco-espagnole. Les passages littoraux captent donc la quasitotalité des flux routiers de marchandises effectuant le trajet entre la Péninsule Ibérique et le reste de l’Europe.

On peut préciser en complément que le constat effectué pour le transport routier est également valable pour le transport ferroviaire. En effet, la seule voie ferrée reliant la France à l’Espagne au coeur du massif se situe sur la ligne Toulouse – Latour de Carol – Puigcerda – Barcelone. Or, cette ligne représente un trafic transfrontalier très modeste pour les voyageurs et insignifiant pour les marchandises.

Il apparaît donc que le massif des Pyrénées constitue aujourd’hui une frontière relativement imperméable en dehors de ses extrémités. En conséquence, la très grande majorité des échanges terrestres de biens et de personnes entre la Péninsule Ibérique et le reste de l’Europe s’effectue en deux points seulement : la côte atlantique et la côte méditerranéenne.