Euro21
Projet Euro21
Projet Euro21

EURO 21 : Une voie pour nos territoires

Accessibilité ferroviaire

Des services ferroviaires insuffisants, inexistants (ou presque) sur un axe Nord-Sud

La liaison routière entre les cinq départements traversés par la RN21 offre un niveau de service peu satisfaisant (cf. chapitre ci-après : « L’itinéraire RN21 »), qui ne peut être compensé par une offre ferroviaire puisqu’il n’existe pas de relation ferroviaire directe Nord – Sud effectuant le trajet Limoges – Tarbes.

La seule liaison ferroviaire Nord – Sud existant est proche de l’axe EURO 21 de Limoges à Périgueux (seule portion en partie électrique et à deux voies de la Ligne Agen – Périgueux – Limoges – Paris), puis s’en écarte jusqu’à Agen en desservant les Vallées de la Préhistoire (Vallées de la Vézère, de la Dordogne, de la Lémance et du Lot et sites préhistoriques des Eyzies, de Lascaux et de Sauveterre-de-Lémance), mais en s’écartant de Bergerac et en passant à huit kilomètres de Villeneuve-sur-Lot, ville de 25 000 habitants sans gare de voyageurs(un projet de liaison ferroviaire entre Villeneuve-sur-Lot et la gare de Penne d’Agenais a été mis à l’étude par la Région Aquitaine.

Son offre, par jour, est actuellement très hétérogène en fonction des tronçons2 et la plupart des voyageurs qui désirent effectuer une liaison de bout en bout entre Limoges et Agen passent par Bordeaux ou Brive pour emprunter le réseau des grandes lignes.

Cette ligne TER a son terminus à Agen : les liaisons Villeneuve-sur-Lot / Agen et Agen / Auch sont assurées par autocars SNCF.Pour rejoindre Lannemezan et Tarbes, les usagers du train doivent passer par Toulouse et emprunter la grande ligne Toulouse – Tarbes – Pau – Bayonne, prolongement vers les Pyrénées de la POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse).

Le Schéma Régional des Infrastructures des Transports et de l’Intermodalité (SRIT Aquitaine) et le rapport d’orientations « Un grand projet ferroviaire pour l’Aquitaine » adopté par le Conseil Régional d’Aquitaine le 14 décembre 2009, préconisent la régénération de la voie Agen – Périgueux et de ses ouvrages d’art ainsi que l’ouverture d’une liaison TER entre Villeneuve (nouvelle gare à créer) et Penne d’Agenais :

  • 15 M€ de travaux à l’horizon 2013 sur la section Le Buisson – Siorac (renouvellement voie ballast et nouvelle signalisation),
  • 105 M€ sur la période 2014 – 2020 correspondant au prochain contrat de projet pour régénérer la ligne Périgueux – Agen.

Les Régions, autorités organisatrices des transports régionaux de voyageurs, pallient cette insuffisance en mettant en place des lignes d’intérêt régional par autocar avec des lignes structurantes (liaisons régulières entre les pôles urbains en l’absence de lignes ferroviaires) et des lignes de rabattement (connexion des territoires non desservis au réseau ferroviaire TER et TGV). Le long de la RN21, les Régions concernées assurent donc de telles liaisons Nord / Sud entre le Lot-et-Garonne et les Pyrénées, ce qui permet à la « partie gersoise » d’être reliée aux liaisons ferroviaires grande ligne empruntant les couloirs Toulouse – Bordeaux et Toulouse – Bayonne. Il s’agit des lignes :

  • Auch – Agen ;
  • Mont-de-Marsan – Gabarret – Nérac – Agen – Villeneuve-sur-Lot ;
  • Aire-sur-Adour – Condom – Agen ;
  • Mont-de-Marsan – Aire-sur-Adour – Tarbes ;
  • Auch – Tarbes ;
  • Auch – Lannemezan ;
  • Auch – Beaumont-de-Lomagne – Montauban ;
  • Auch – Toulouse (en complément de la ligne ferroviaire existante).

Ces lignes routières sont fortement empruntées, ce qui traduit sur le terrain un réel besoin. Ainsi la ligne Auch-Agen qui permet aux Gersois de prendre le TGV vers Paris depuis Agen accueille 5 879 000 voyageurs x kilomètres à l’année (données 2007), niveau de fréquentation largement supérieur à certaines lignes ferroviaires (comme par exemple la ligne ferroviaire Montréjeau – Luchon : 147 000 voyageurs x kilomètres).


2 Limoges – Périgueux : 4 GL, 19 TER ; Périgueux – Le Buisson : 8 TER ; Le Buisson – Siorac : 18 TER ; Siorac – Monsempron : 7 TER ; Monsempron – Agen : 12 TER.