Euro21
Projet Euro21
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EURO 21 : Une voie pour nos territoires

Les nouvelles formes de mobilité

En termes de changements sociétaux, il faut aussi évoquer l’émergence de nouvelles formes de mobilité qui pourraient avoir une incidence à long terme sur les flux de transports :

le télétravail

Le télétravail regroupe tous les échanges de données et d’images à distance. Il recouvre donc aussi bien les échanges écrits (courriers, documents…) et de données informatiques que les échanges oraux (visioconférences, vidéoconférences, téléconférences) et les services supports à distance (maintenance, gestion).

Le télétravail à domicile est encore peu développé en France. Il concerne essentiellement des travailleurs indépendants, ou des travailleurs « nomades » (commerciaux d’entreprises, consultants…).

Déjà pratiqué dans certaines entreprises des principales agglomérations, le télétravail ne concerne qu’une infime partie de la population, ce qui ne laisse pas espérer des réductions significatives de déplacements dans un avenir proche.

Enfin, si un certain nombre de grandes entreprises et d’administrations se sont équipées de matériel de visioconférence afin de réduire les déplacements de leurs salariés, on ne sait pas encore évaluer l’impact des nouvelles pratiques.

le covoiturage

Le covoiturage est un mode de déplacement où plusieurs personnes utilisent une seule voiture pour faire le même trajet ou presque, ce qui représente un avantage économique certain du fait du partage des frais de voiture, d’essence, de péage, de parking, etc... Internet a beaucoup contribué à l’émergence de cette technique de transport en facilitant une prise de contact gratuite entre les membres.

La Région Midi-Pyrénées a développé, dans le cadre de son site Mopy.fr, un site internet destiné à mettre en relation les agents désirant partager leurs véhicules pour effectuer les trajets domicile - travail.

Des aires de covoiturage sont également en plein essor pour résoudre les problèmes de stationnement sauvage.

le e-commerce

Le e-commerce ne cesse de croître avec l’utilisation d’Internet. Il représente 66 % de la vente par correspondance et est très présent dans les secteurs des loisirs (informatique, tourisme…). Son impact sur la mobilité globale des consommateurs est difficile à mesurer. Il répond plus à une demande de différenciation et de spécialisation de la consommation qu’à une consommation dite classique de la population.

En France, le chiffre d’affaires du e-commerce a triplé entre 2004 et 2007. Elle devrait se poursuivre et dispose même de marges importantes de progression quand on sait que seules 28 % des entreprises françaises font leurs achats en ligne contre 60 % des entreprises d’Europe du nord.

Mais quand les internautes font des achats en ligne, ils choisissent majoritairement de se faire livrer à domicile, ce qui suppose l’organisation de tournées de livraison. Les deux déplacements de l’acheteur (aller et retour) sont certes supprimés mais il faut compter le déplacement du livreur.

La forte progression de l’e-commerce ces dernières années laisse certes présager de nouvelles habitudes de consommation plus économes de déplacements. Cependant la nature et le volume de ces achats par internet restent encore marginaux par rapport à la consommation totale des ménages, surtout pour leur alimentation et leur habillement. De plus, il reste le problème de la livraison qui génère toujours au moins un déplacement, voire plusieurs en cas de fournisseurs multiples.

Depuis quelque temps, certaines chaines de distribution installent à la périphérie des agglomérations des services de type « drive-in » combinant commerce par internet et commerce classique : le consommateur fait son marché et paie par internet, il passe juste retirer ses courses à l’heure convenue. Le déplacement subsiste là encore ; il semble donc que le public apprécie d’abord le confort, le choix, voire l’économie d’un achat sur internet avant l’économie d’un déplacement qui - pour certains - constitue aussi une forme de « promenade », voire même de loisirs.

les plans de déplacements

Les déplacements domicile-travail représentent près du quart des déplacements et les déplacements professionnels de l’ordre de 10 %. Les entreprises et les grandes administrations ont donc une responsabilité particulière dans le développement d’une mobilité durable de leurs salariés ou de leurs agents.

C’est pourquoi, les Plans de Déplacements Entreprise (PDE) ou les Plans de Déplacements Administration (PDA) rassemblent des mesures visant à optimiser les déplacements liés au travail en favorisant l’usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle, tels que la marche à pied, le vélo, les transports en commun, le covoiturage, les véhicules propres...

Le PDE est une démarche volontariste d’un employeur qui permet de mieux connaître et mieux gérer les déplacements générés par l’entreprise et ses salariés. C’est un moyen pour l’employeur de prendre part à la mise en oeuvre d’un système de transport performant et améliorer son accessibilité, en optimisant l’usage du foncier qu’elle occupe : la rationalisation de l’usage de la voiture permet de limiter le nombre de places de stationnement mis à disposition des employés, des clients et des visiteurs.

Il crée aussi une opportunité pour le salarié de modifier ses pratiques de déplacement et de s’engager dans une démarche éco-citoyenne (covoiturage, emprunt des transports en commun…). Les employeurs ont également la possibilité de rembourser en partie les frais d’abonnement aux transports collectifs de leurs employés, à l’identique de ce qui se pratique depuis longtemps en Ile-de-France où la carte orange est prise en charge par l’employeur à hauteur d’environ la moitié du prix.

Plusieurs types de mesures entrent dans le cadre de ces plans de déplacements :

  • la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, diffusion d’un « kit vélo », mise à disposition d’un local vélos proposant quelques outils et services ainsi que des douches),
  • l’amélioration de l’accès aux bâtiments par les piétons (mise en place d’entrées plus directes…),
  • la mise en place d’un service d’auto partage,
  • L’’incitation au covoiturage (développement d’un service de mise en relation, instauration de places réservées aux « covoitureurs », création d’un service de dépannage en cas d’indisponibilité exceptionnelle d’un conducteur).